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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 17:23

A la demande générale, voici l'article suivant transcrivant les propos de l'artiste :

 

Derrière la vitre. 1996

 

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" Après les murs, les moulures, la richesse de Naples, je me suis dit : je vais prendre un truc qui en est le contraire ; plastiquement.

Un lieu froid, aseptisé, du verre, du métal, un objet contemporain de communication.

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C'est comme ça que j'ai essayé de travailler dans les cabines téléphoniques, avec cette contradiction que ça porte : c'est un objet de communication mais dans lequel on est isolé... et en même temps il y a une lumière dessus et ça a un côté assez théâtral, cet objet ! 

J'ai choisi toujours des endroits où il y a des reflets de lumière qui zèbrent les personnages,qui les traversent : des feux rouges, des pharmacies, des trucs comme ça.

 

 

 

  

 

 

 

  

 

 

 

 Il y a superposition de la ville contemporaine, très vivante, très colorée, très lumineuse qui vient stigmatiser les personnages, voilà. D'ailleurs, je les ai faits beaucoup plus noirs qu'à l'habitude, dans cette perspective. "

 

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                                                                           *  

 Artaud. 1997

 

Artaud-2.jpg

 

" J'essaie - ça a l'air bête de le dire - quand je fais un portrait, que ça ressemble aux gens. Ce n'est pas toujours le cas tout le temps d'après d'autres choses que je vois... Mais quand c'est un poète, je voudrais qu'on sente son oeuvre aussi.

J'ai travaillé sur Desnos, Nerval, Rimbaud, Artaud. J'ai lu leur oeuvre, j'ai essayé de m'en imprégner et j'essaie de travailler à ce que leur portrait leur ressemble mais dise aussi cette oeuvre : en même temps leur singularité et ce qu'il y a d'universel dans le visage d'un homme.

 

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                                                                             *

Parcours Desnos. 2001

 

" Desnos, j'espère que ce sera un parcours ! Moi, je suis passionné par Desnos, son oeuvre, sa curiosité, sa personnalité. C'est le premier qui prend conscience, il me semble, du cinéma, de la radio et tout ça. Moi, j'aime beaucoup Desnos et je voulais faire le lien avec Gérard de Nerval.

J'ai collé l'image à cinq mètres près du lieu où Gérard de Nerval s'est pendu et c'est un lieu très intéressant parce que Desnos dit toujours qu'il est né sous le signe de la Tour Eiffel et ce bâtiment, là, qui est construit où Nerval s'est suicidé, est fait par un architecte contemporain d'Eiffel, avec une structure métallique.

 

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Donc, c'est ce que je disais : prendre l'idée plastique du lieu et le souvenir enfoui, oublié, de Gérard de Nerval. Voilà !

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 suite n° 7 bientôt...

 

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commentaires

Francesca 13/05/2010 18:55


Ah ah... Dans tes rêves, mon cher Marc !
Note que si tu m'avais fait cette proposition (malhonnête) quand j'étais plus jeune :-), j'aurais peut-être bien relevé le défi !


MArc Lefrançois 13/05/2010 12:28


Tiens, ça pourrait s'écrire à deux! Bon, cela va être encore une idée qui risque de ne pas se concrétiser... Mais imagine que tu te charges de toute la partie documentation...


MArc Lefrançois 07/05/2010 11:26


Dis donc, tu viens de soulever une très bonne idée, mais peut-être que cela a déjà été fait: écrire un roman policier autour de la mort de Nerval!


07/05/2010 12:13



bah, à ma connaissance, non ! Mon appétit est aiguisé, Marc !


Enfin, je suppose qu'il te faudrait d'abord recenser tout ce qui s'est dit sur le sujet et éplucher les minutes de l'enquête policière...du pain sur la planche
mais après, ton imagination comblerait aisément les manques.



Marc Lefrançois 28/04/2010 08:15


Très original... Je ne suis pas certain que pour Nerval ce soit un suicide...


28/04/2010 13:01



Ah oui ? Tu optes pour l'hypothèse d'un crime de rôdeurs ? C'est vrai qu'il avait encore son chapeau sur la tête malgré les secousses qui paraît-il agitent les pendus, mais il se l'était
peut-être bien vissé au crâne, en ce froid Noël 1855...


Et pourquoi des rôdeurs  auraient perdu du temps à pendre un homme qu'il suffisait de frapper, d'égorger ou autre moyen plus expéditif ? Par dépit de n'avoir rien trouvé sur
lui (sauf la lettre par laquelle il demandait 300F...qu'ils auraient sans doute froissée et jetée) ?


Mais je ne sais pas à quoi ressemble l'enquête policière, alors, pourquoi pas ? Tu devrais t'y coller Marc !



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