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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 19:08

 

Fabrice Luchini s'est-il fait tailler un costume sur mesure ? car il est noté au générique de fin que l'idée venait aussi de lui. 

 Hé bien, il a eu raison de nous régaler de son inimitable in-ter-pré-ta-ti-on, car le double duo Alceste-Philinte et Luchini-Wilson fonctionne à merveille sous la baguette de Philippe Le Guay qui a déjà fait la preuve, avec Les femmes du sixième étage qu'il sait composer des comédies.

 


Les échanges des deux amis sur la manière de jouer cette immense pièce de  Molière (ou Corneille ?...) et de dire les alexandrins sont bigrement justes.

Leurs analyses des deux personnages sont en résonnance constante avec les deux rôles qu'ils assument en alternance jusqu'au dénouement ; même attendu.

 

Cette mise en abyme est réjouissante d'un bout à l'autre du film, à mon sens très injustement dégommé par Télérama.


Qui n'aurait jamais lu ni vu, ou aurait tout-à-fait oublié Le Misanthrope n'en serait pas moins à même d'en connaître la "substantifique moëlle", grâce à ce film à la fois délicieux et beaucoup plus profond qu'il n'y paraît.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 17:59

 

       Sous cette pluie persistante et ce ciel bas où courent des foulards grisâtres, rien de tel qu'un beau reportage d'Arte !

http://youtu.be/_2SwSOAoeCc

 

       Pas de mots pour la beauté pure.

      Juste la bouche bée et les yeux grand ouverts.

 

Grotte de Naica 1 

 

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 08:52

http://octopousse.com/widget/v2/part-des-anges

 

Pas besoin d'en dire davantage, simplement soutenir le projet d'une manière ou d'une autre.

Et quand on passera par là, on ira trinquer !

 

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:10
Vu " Un monde sans femmes" de Guillaume Brac.
 
Film délicieux et très juste : un petit bourg de la côté picarde en fin de saison... La mer est sublime mais les gens sont paumés.
 
Certains clowns tristes, d'autres navrants spécimens de la frustration sexuelle.
Deux parisiennes en fin de vacances, l'une extravertie et l'autre discrète, dont on apprend vite qu'elles sont mère et fille.
Il y a longtemps qu'on n'avait pas vu tant de justesse et de délicatesse dans le traitement du thème classique des rapports amoureux.
 
Il me semble que c'est un premier film ( ? à vérifier) Hé bien, chapeau ! J'ai pensé à Rohmer, c'est dire.
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 19:02

 

Pas moi !

Je sors avec deux amis d'un film qui semble avoir convaincu du beau monde puisqu'il a obtenu le British Academy Film Award du meilleur film britanniqueexcusez-moi du peu : La taupe " et pardonnez-moi d'être aussi nulle car je ne vous en dirai rien, n'ayant du début à la fin strictement rien compris !

 

Certes les histoires d'espionnage m'ont toujours fait bailler.

Je me souviens avoir lu dans les 60's un roman de John Le Carré : " L'homme qui venait du froid " sur lequel mes copains se jetaient tous, comme ils couraient aux premiers James Bond ou faisaient des gorges chaudes des westerns américano-anti-indiens qui, outre qu'ils me barbaient, me hérissaient... 

 Moi, ces histoires anglo-américano-anti-soviétiques, primaires ou secondaires, me laissaient - ça s'impose - de glace...

De même aujourd'hui, j'ai eu beau creuser patiemment moi aussi, La taupe m'a enterrée profond sous des rebondissements tous aussi incompréhensibles les uns que les autres et à part quelques passages d'interrogatoires sanglants ou d'exécutions brutales qui me firent sursauter, je me suis copieusement enquiquinée, malgré des acteurs impeccables et une image superbe.

Aussi, voir le chef s'installer confortablement dans son fauteuil cossu devant son bureau imposant, l'air satisfait, m'a juste donné à penser que c'était la fin de ses emmerdes et pour moi, enfin, la fin du film... Ouf !

C'est la première fois de ma vie de cinéphile qu'une intrigue m'échappe aussi complètement et je n'achèterai même pas le livre de Le Carré dont le film a été tiré. Il est plus que probable que décidément ce Georges Smiley  ne m'intéresserait pas davantage ...

 

 

 

 

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 12:51

 

Oui, je sais, je suis inconstante, pardon !

       Ce midi j'ai regardé l'émission de Petitrenaud, comme un bon nombre d'entre vous. Sinon vous avez manqué quelque chose : Massimo MORI, qui est lui-même si bavard que JLP n'a pas pu en placer une ... mais quelle cuisine ! Vénitienne.

 Il venait d'aller chercher à Roissy une bourriche de petits crabes mous expédiés de Venise pour lui.

 Il a soulevé le couvercle, puis un léger voile : les crabes dormaient.
 Dès qu'il a touché les bébêtes, elles se sont agitées, toutes fringantes.
 Il a dit qu'il fallait les laisser déstresser quelques minutes.
       Alors on trempe les crabes vénitiens dans de l'oeuf battu bien français, tout frais et, ravis, ils mangent l'oeuf.
       A la fin de leur repas, on les asperge de farine et ces innocents se demandent encore une fois, enchantés, ce qui leur arrive.
       On les renverse tout enfarinés dans une passoire, ils s'agitent gaiment comme sur un trampoline...
       Ils déchantent sûrement, les pauvrets, lorsqu'on les jette brutalement dans l'huile bouillante jusqu'à ce qu'ils aient pris la belle couleur terracotta des homards en fin de cuisson.
       On les dépose enfin sur leur lit de mort, une belle et fière Trévise assaisonnée de fine vinaigrette et on les déguste tout ENTIERS, un vrai régal paraît-il et on veut bien le croire.
       Il faudra juste oublier le sort cruel qui leur est réservé pour notre fugace plaisir...
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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 23:06

J'avais noté sur l'administration d'Overblog qu'il me restait encore une place folle pour les photos mais que j'en avais déjà utilisé 123 sur le maximum autorisé de 200 ... Mystérieux paradoxe !

 

N'étant pas très aguerrie sur Overblog, j'ai mis du temps à piger comment ne pas atteindre le seuil fatidique de 200 photos : il suffit apparemment de créer des dossiers avec celles que l'on veut publier dans un prochain article;

Pour celles déjà  publiées, c'est trop tard : c'est stupide, mais incontournable d'après le forum que je me suis décidée à consulter (merci à celles et ceux qui m'ont tuyautée !).

Chaque dossier peut contenir jusqu'à 200 photos et le nombre de dossiers serait illimité...

Je n'en suis pas là, mais je vais -enfin - pouvoir publier mon article sur Toulouse, la bien nommée "ville rose" !

Enfin... si le courage ne me manque pas car vous avez pu remarquer mon manque d'assiduité...

 

 

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 00:34
 
Encore sous le choc du spectacle au (charmant) petit théâtre de l'Île Saint Louis !
  
Eric Chartier, grand escogriffe et comédien génial, met en voix - comme il dit - toute la seconde partie de ce que j'estime le plus grand texte de Julien Gracq, " Un  balcon en forêt". Parfois délicieusement drôle et tendre, d'autres fois terriblement effrayant, jusqu'à la sobre finale si bien décrite par Gracq.
  
Depuis le mois d'Avril je me dis j'ai le temps, mais  quel dommage d'avoir 
autant tardé, j'aurais pu faire une pub d'enfer pour le travail remarquable de cet acteur qui, tel un rhapsode grec, dit et mime le texte au plus près des mots, leur donnant, si c'est possible, un supplément d'âme... 
Courez-y vite Dimanche 3 Juillet à 17h30.  Il est prudent de réserver par téléphone au 01 46 33 48 65 (une quarantaine de places).
 
Le comédien a rencontré Gracq en 1991 et, depuis, il diffuse son oeuvre par le moyen artistique de l'interprétation orale, selon le mot de Mallarmé :
                   " Rien ne demeurera sans être proféré "
 
Allez goûter le texte ciselé de Gracq ; ou le découvrir.
Attention, ça décoiffe !
 
Un-balcon-en-foret.jpg

 

 

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 10:46

A quelques tours de roues de Toulouse se situe, dans le Gers, un petit village ancien plein de charme dont on tombe carrément amoureux : Sarrant ...

tour1.jpg

 

... petit village extraordinaire qui comptait au Moyen Age quelques 1.700 habitants. Il n'en compte aujourd’hui que bien peu, mais suffisamment pour conserver intacte cette atmosphère si particulière.

Petit village concentrique, resserré autour de son église, que seulement trois rues viennent découper : la première, circulaire, reprend l’ancien tracé des fossés, la seconde, semi-circulaire, traverse le village, tandis que la dernière, toute droite, longe l’église.

 

Il a succédé à un habitat du haut Moyen-Âge, édifié sur un site antique situé sur la voie romaine Toulouse-Lectoure et figure sur les cartes de l’Empire romain, sous le nom de Sarrali. Cette origine antique a été confirmée, en 2004, par la découverte d’une tombe en bâtière, couverte de tegulae, antérieure au IVe siècle.

 

Au XVIe siècle, Sarrant est une paroisse prospère comptant presque 2 000 âmes, dont 400 environ vivent dans l’enceinte. La ville s’est développée principalement autour de la culture du blé, de la vigne et de l’élevage des brebis. L’artisanat est dominé par les métiers du tissage de la laine et du lin. Pendant les guerres de religion, la communauté subit attaques et pillages. En 1590, Sarrant est occupé, sa tour endommagée. La ville est libérée contre une importante rançon, payée en mettant en gage l’argenterie de l’église, ce qui a évité sa destruction.

Fait remarquable, probablement unique en Gascogne, une importante confrérie de musiciens, dont beaucoup sont aveugles, s’est développée au cours du XVIe siècle. Entre 1580 et 1640, plus d’une centaine de musiciens, violons, vielles, tambourins à cordes et flûtes, ont été recensés. Les maîtres violons de Sarrant forment des apprentis venus de tout le pays, du Béarn, du Pays basque, ainsi que du Roussillon, alors espagnol.

 

Le XVIIe siècle est marqué par la terrible épidémie de peste bubonique de 1628-1631 qui y fera une centaine de morts.

 

La République naissante a eu beaucoup de mal à se faire accepter, les excès du pouvoir en place ont été mal vécus par une population attachée aux traditions et de nombreux Sarrantais sont entrés en résistance, défiant les autorités républicaines qui qualifient Sarrant de « foyer de contre-révolution »

 

 En 1813, le pont-levis est remplacé par un pont de pierre. Plus tard, une large brèche sera faite dans la muraille ouest pour donner passage à la route.

 

Entre 1853 et 1863, dans un souci d’assainissement et de modernisation de la ville, les fossés sont comblés et des platanes sont plantés sur leur emplacement.

                                                                       ***

L'étonnement est grand si l'on vient un Dimanche en visite et que l'on constate n'être pas les seuls ; et de loin !

L'explication est étonnante elle aussi : en arpentant la petite rue circulaire, on arrive, ébahi, devant une ... LIBRAIRIE !  Librairie-Tartinerie dénommée "Des Livres Et Vous" 

09-copie-1

 

 

Les lecteurs habitués viennent ici farfouiller dans les rayonnages, au rez-de-chaussée et au premier étage, s'installent à l'une des tables pour feuilleter leurs découvertes, en toute simplicité, depuis les essais les plus pointus jusqu'aux éditions confidentielles de poésie.

 

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On chuchote comme dans une bibliothèque, mais on peut aussi le matin boire thé ou café, le midi déguster l'une des succulentes tartines concoctées par les libraires elles-mêmes, à 16 heures prendre un goûter avec les enfants qui ont eux aussi des rayonnages dédiés.

 

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Les maîtres-mots ici sont Poésie et Art. Rien de vulgaire ni même d'ordinaire. Jusqu'aux cartes postales qui sont inventives, ludiques, poétiques en diable...

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Hommage à tous ces libraires passionnés et généreux qui nous offrent (et nous vendent, bien sûr,  car il faut vivre pour faire vivre les livres !) le meilleur d'eux-mêmes.

 

Ici, en vitrine, on rappelle que :  

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 12:33

Négligence à me pardonner SVP !

Trop de bougeote, de lectures, d'amis à voir, de pluie suivie d'intense chaleur, etc. m'ont baillonnée sur ce blog... Ce n'est pourtant pas faute d'idées d'articles.

J'étais revenue d'un séjour enchanteur chez des amis à Toulouse avec une floppée de photos de la belle "ville rose" et de souvenirs à raviver, mais je me suis contentée de poster quelques petits trucs sur Facebook ou dans ma boîte de messagerie personnelle.

Il est temps de remédier à cet àquoibonisme passager !

 

Commençons par quelque chose d'étonnant :

 

104.jpg

 

En attente d'une conférence à la cinémathèque, j'arpentais les lieux - superbes - et je suis restée sidérée devant cette frise de... mais oui, regardez bien : l'Internationale !

 

Mon amie Elisabeth, incollable sur l'histoire de sa ville, m'a éclairée :

 

cette frise a été découverte au moment de la création, ou de la rénovation, de la cinémathèque...

Avant c'était une salle de théâtre ( Théâtre du Taur, dans la rue du même nom ) où sont passés en autres Brassens, Atahulpa Yupanqui, Paco Ibanez, le Cuarteto Cedron, Magma...

 

C'était, à la Renaissance, une école d'art, puis le lieu  a accueilli  les syndicats et les réfugiés du parti socialiste espagnol, d'où sans doute cette frise incroyable...

 

Je n'en resterai pas là. Promis !

 

 

 

 

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